Table · Volume
×10 ×10 ×10 — 3 échelons décimaux · non à l’échelle
Litres et mètres cubes
Un mètre cube vaut exactement 1 000 litres. C’est vrai aujourd’hui — et cela ne l’a pas toujours été.
Un mètre cube vaut exactement 1 000 litres, et un litre exactement un millième de mètre cube : le litre est un nom spécial du décimètre cube, donc la conversion ne fait que déplacer la virgule et rien ne s’y arrondit. Cette exactitude a une date : entre 1901 et 1964 le litre valait 1,000 028 décimètre cube, et les mesures de volume de cette période se lisent avec cette différence en tête.
Ce que disent exactement les sources sur le litre
| L’élément | Ce que dit la source |
|---|---|
| litre → mètre cube | La table donne 1.0 E-03, imprimé EN GRAS. Le guide réserve le gras aux facteurs exacts. |
| le litre entre 1901 et 1964 | « …the name “liter” as a special name for the cubic decimeter. Between 1901 and 1964 the liter was slightly larger (1.000 028 dm³); when one uses high-accuracy volume data of that time, this fact must be kept in mind. » |
| la contenance réelle d’un récipient vendu comme « 1 litre » | La source a été lue : elle ne dit rien à ce sujet. |
| la définition de 1901, dans le texte de la 3e CGPM | « L’unité de volume, pour les déterminations de haute précision, est le volume occupé par la masse de 1 kilogramme d’eau pure, à son maximum de densité et sous la pression atmosphérique normale ; ce volume est dénommé “litre”. » — Déclaration concernant la définition du litre, 3e CGPM, 1901. L’annexe ajoute sa propre note : « La définition du litre a été abrogée en 1964 par la CGPM à sa 12e réunion (Résolution 6, voir p. 57). » |
| l’écart entre le décimètre cube et le litre, constaté en 1960 | « …que le décimètre cube et le litre sont inégaux et diffèrent d’environ 28 millionièmes… » — Résolution 13, 11e CGPM, 1960, qui invite le Comité international à mettre le problème à l’étude. C’est l’écart que la note du NIST chiffre à 1,000 028 dm³ : deux documents indépendants, un seul écart. |
| l’abrogation de 1901 et le nom spécial, dans le texte de la 12e CGPM | « 1. abroge la définition du litre donnée en 1901 par la Troisième Conférence générale des poids et mesures, 2. déclare que le mot “litre” peut être utilisé comme un nom spécial donné au décimètre cube, 3. recommande que le nom de litre ne soit pas utilisé pour exprimer les résultats des mesures de volume de haute précision. » — Résolution 6, 12e CGPM, 1964. |
Litres et mètres cubes, dans les deux sens
Une seule relation, exacte des deux côtés : le litre est un nom donné au décimètre cube, et la conversion ne fait que déplacer la virgule.
| Litres | Mètres cubes |
|---|---|
| 1 | 0,001 |
| 5 | 0,005 |
| 10 | 0,01 |
| 50 | 0,05 |
| 100 | 0,1 |
| 500 | 0,5 |
| 1 000 | 1 |
| 5 000 | 5 |
Aucune ligne n’est arrondie : trois rangs de virgule, et rien ne se perd.
| Mètres cubes | Litres |
|---|---|
| 0,001 | 1 |
| 0,01 | 10 |
| 0,1 | 100 |
| 0,5 | 500 |
| 1 | 1 000 |
| 2 | 2 000 |
| 5 | 5 000 |
| 10 | 10 000 |
Le même fait vu de l’autre côté. Les deux tables décrivent une seule relation.
Cette exactitude a une date
Entre 1901 et 1964, le litre n’était pas tout à fait un décimètre cube — et la source le dit elle-même.
1901–1964 : le litre vaut 1,000 028 dm³ · depuis 1964 : exactement 1 dm³
Vingt-huit millionièmes, pendant soixante-trois ans
La note du guide du NIST sur le litre précise qu’entre 1901 et 1964 il valait 1,000 028 décimètre cube, et qu’il faut en tenir compte pour des données de volume de haute précision datant de cette période. L’écart est invisible dans une cuisine et ne l’est pas dans un laboratoire.
Nous le mentionnons parce que cette page dit de chaque ligne si elle est exacte ou arrondie — et qu’une exactitude est un fait sur une définition, pas sur le monde. Les définitions ont des dates. Toutes les valeurs ci-dessus utilisent celle en vigueur depuis 1964.
Questions fréquentes
Les réponses sont dans la page, en clair — dépliez celle qui vous concerne.
Un litre, c’est bien un décimètre cube ?
Pourquoi dites-vous que cela n’a pas toujours été vrai ?
Cela change-t-il quelque chose à mes conversions d’aujourd’hui ?
Et les centilitres et millilitres ?
Avez-vous lu les décisions elles-mêmes ?
Sources & méthode
- National Institute of Standards and Technology (NIST) — NIST Guide to the SI, Appendix B.8: Factors for Units Listed Alphabetically (consulté le 23 août 2026)Aucune information sur : les contenances commerciales des récipients, qui sont une donnée de fabricant et non une conversion · les doses ou quantités à employer, quelles qu’elles soient
- National Institute of Standards and Technology (NIST) — NIST Guide to the SI, Footnotes (consulté le 23 août 2026)
- Bureau international des poids et mesures (BIPM) — Le Système international d’unités, 9e édition — annexe 1, Décisions de la CGPM et du CIPM (consulté le 3 septembre 2026)Aucune information sur : la contenance réelle des récipients et la métrologie légale française, dont cette annexe ne traite pas
Ce que nous avons vérifié. Le facteur a été lu dans la table du NIST et son caractère exact relevé sur le BALISAGE de la page — le gras est la convention du guide. La note historique est citée textuellement depuis la page des notes du même guide. Les trois textes de la CGPM ont ensuite été lus dans l’annexe 1 de la brochure du BIPM (9e édition), qui reproduit la déclaration de la 3e CGPM de 1901, la Résolution 13 de la 11e CGPM de 1960 et la Résolution 6 de la 12e CGPM de 1964 ; les citations en sont tirées mot pour mot, à deux exceptions près, toutes deux mécaniques : les espaces que la typographie française de ce site rend insécables devant les deux-points, le point-virgule et à l’intérieur des guillemets, et les guillemets intérieurs d’une citation dans une citation, portés à la seconde forme (“ ”) pour qu’un lecteur voie où chaque niveau commence.
Ce que nous n’avons pas vérifié. Nous n’avons lu aucun texte de métrologie légale française, aucune norme sur les récipients et aucun document sur la tolérance des contenances commerciales : cette page ne dit donc rien de ce que contient réellement une bouteille vendue pour un litre. Nous n’avons pas ouvert les comptes rendus des conférences eux-mêmes : l’annexe du BIPM reproduit le texte des trois décisions et cite les volumes où elles ont paru — « CR, 38-39 » pour 1901, « CR, 88 » pour la constatation de 1960 et « CR, 93 » pour 1964 — et ce sont ces trois volumes-là que nous n’avons pas lus. Une annexe qui reproduit une décision n’est pas le procès-verbal de la séance qui l’a prise.
Publié le 23 août 2026Vérifié le 3 septembre 2026Modifié le 3 septembre 2026