La Jauge

Table · Masse

1 pound (avoirdupois) = 453,592 37 g
1 livre (usage français) = 500 g
À l’échelle, à partir des deux valeurs sourcées. La livre du marché français est la plus longue barre — environ dix pour cent de plus que la livre anglo-saxonne. Rapport calculé : 1,102 3. Les longueurs et ce nombre sortent des mêmes constantes que les tables.

Livres et kilos : le mot désigne trois unités

Une livre de marché fait 500 g, la livre anglo-saxonne 453,592 37 g. Environ 10 % d’écart, et le mot ne dit pas laquelle.

La réponse courte

En français « livre » désigne au moins trois choses. Dans une cuisine ou chez un commerçant, une livre fait un demi-kilogramme, soit 500 grammes : c’est ce que donne le Dictionnaire de l’Académie française, sous la rubrique métrologie, en précisant que l’emploi concerne surtout les denrées alimentaires. Dans un texte anglais ou américain, « pound » ou « lb » désigne la livre avoirdupois, qui vaut exactement 0,453 592 37 kilogramme — environ 10 % de moins. Et dans un texte ancien, la livre variait d’une province à l’autre. La différence entre les deux premières se voit sur une balance : une livre de viande commandée dans l’une et pesée dans l’autre fait presque cinquante grammes d’écart.

Ce que disent exactement les trois sources — et laquelle ne parle pas de laquelle

L’élémentCe que dit la source
la livre d’aujourd’hui« Auj. Un demi-kilogramme, ou cinq cents grammes (s’emploie surtout en parlant de denrées alimentaires). Une livre de fruits, une livre et demie de viande, une demi-livre de beurre. »
son statut« Comme il ne s’agit pas d’une unité de poids officielle, elle varie parfois, notamment à Marseille où elle est de 400 grammes. »
la livre d’avant le système métrique« Sous l’Ancien Régime, unité de poids dont la valeur variait selon les provinces. La livre valait à Paris quatre cent quatre-vingt-dix grammes. La livre se divisait en seize onces. » Le TLFi donne une fourchette de 380 à 552 grammes.
la livre avoirdupois« The exact conversion factor is 4.535 923 7 E-01. All units in Secs. B.8 and B.9 that contain the pound refer to the avoirdupois pound. »
un texte qui fixerait la livre françaiseLa source a été lue : elle ne dit rien à ce sujet.

Deux livres d’aujourd’hui, et laquelle vous lisez

Celle du marché et de la cuisine françaises, et celle des textes anglophones. Le mot français ne les distingue pas ; la provenance du chiffre, si.

Livres françaises (usage) → kilogrammes
LivresKilogrammes
10,5
21
31,5
52,5
105
2010
5025
10050

Un demi-kilo par livre, comme le donne l’Académie française. Les lignes tombent juste parce que 500 g est un compte rond — pas parce qu’une définition l’aurait fixé, ce que la page dit plus bas.

Livres avoirdupois (lb) → kilogrammes
LivresKilogrammes
10,453 592 37
20,907 184 74
31,360 777 11
52,267 961 85
104,535 923 7
209,071 847 4
5022,679 618 5
10045,359 237

Celle qu’on lit derrière « lb » ou « pound ». Exacte à chaque ligne, et écrite en entier : la valeur de départ l’est, et multiplier par un entier ne perd rien.

1 livre d’usage françaisexact : Académie française, 9e éd., sous la rubrique MÉTROLOGIE : « Auj. Un demi-kilogramme, ou cinq cents grammes », surtout pour les denrées alimentaires — un usage attesté, et non une unité officielle
1 livre avoirdupoisexact : note 22 du guide NIST : « The exact conversion factor is 4.535 923 7 E-01 » — la table elle-même n’imprime que la valeur arrondie
Carré plein = la source imprime la valeur en gras, ce qui dans ce guide veut dire exacte. Carré vide = elle l’imprime sans gras, donc arrondie. Ces marques sortent du même enregistrement que les nombres des tables : personne ne les a saisies à la main, et une constante relue comme arrondie changerait sa marque toute seule.

Des kilos vers les livres

Le sens qu’on cherche en lisant une balance française avec une recette anglaise en face — et les deux colonnes ne se ressemblent pas.

Kilogrammes → livres françaises (usage)
KilogrammesLivres
12
24
510
1020
2040
50100
75150
100200

Deux livres par kilo, exactement, parce que le rapport est un compte rond dans les deux sens.

Kilogrammes → livres avoirdupois
KilogrammesLivres
12,204 6
24,409 2
511,023 1
1022,046 2
2044,092 5
50110,231 1
75165,346 7
100220,462 3

Plus une seule ligne exacte, à partir de la même définition exacte : diviser par 0,453 592 37 ne se termine pas.

Kilos → livres françaises les 8 lignes sont exactes
Kilos → livres avoirdupois aucune des 8 lignes n’est exacte
Les deux sens inverses, comptés ligne à ligne — et l’écart entre les bandes n’est pas une différence de soin, c’est la différence entre un compte rond et une définition. Un carré plein par ligne exacte, un carré vide par ligne arrondie, dans l’ordre du tableau. Ces marques sont comptées sur les lignes elles-mêmes : si une constante était relue autrement, la bande changerait toute seule.

La livre de 500 g n’est pas une unité officielle, et elle varie

C’est le dictionnaire qui le dit, pas nous — et c’est la seule chose qu’un convertisseur ne vous dira jamais.

la livre d’usage, aujourd’huiexact : Académie française, 9e éd., sous la rubrique MÉTROLOGIE : « Auj. Un demi-kilogramme, ou cinq cents grammes », surtout pour les denrées alimentaires — un usage attesté, et non une unité officielle
la livre de Paris, Ancien Régimearrondi : Académie française, 9e éd. : la livre de Paris sous l’Ancien Régime — une valeur parmi d’autres, le TLFi donnant 380 à 552 g selon les provinces
la livre marseillaise relevée en 1931arrondi : TLFi, remarque sur LIVRE2 : la livre n’étant pas une unité officielle, elle varie — 400 g à Marseille, d’après une attestation de 1931
Carré plein = la source imprime la valeur en gras, ce qui dans ce guide veut dire exacte. Carré vide = elle l’imprime sans gras, donc arrondie. Ces marques sortent du même enregistrement que les nombres des tables : personne ne les a saisies à la main, et une constante relue comme arrondie changerait sa marque toute seule.

Un usage attesté n’est pas une définition

Trois dictionnaires donnent la même valeur, et l’un des trois ajoute pourquoi il ne faut pas la prendre pour une norme : « Comme il ne s’agit pas d’une unité de poids officielle, elle varie parfois, notamment à Marseille où elle est de 400 grammes ». Nous reprenons cette remarque telle qu’elle est publiée, avec sa date — l’attestation marseillaise est de 1931 — et nous ne la donnons pas pour un usage d’aujourd’hui. Nous n’avons lu aucune source institutionnelle française sur les poids du commerce : nos trois sources sont des dictionnaires, ce qui est l’autorité qui convient pour un usage et pas pour une règle.

Questions fréquentes

Les réponses sont dans la page, en clair — dépliez celle qui vous concerne.

Une livre, c’est 500 g ou 453 g ?
Les deux, selon d’où vient le chiffre. Si vous lisez une recette française, un étal ou un prix au marché, c’est 500 g — un demi-kilo. Si vous lisez « lb » ou « pound » dans un texte anglophone, c’est 453,592 37 g. Rien dans le mot français ne tranche, et c’est pourquoi cette page donne les deux tables plutôt que d’en choisir une. Quand la provenance est inconnue, le chiffre est ambigu, et aucune conversion ne lève l’ambiguïté à votre place.
La livre de 500 g est-elle une unité officielle ?
Non, et c’est le dictionnaire qui le dit. Le Trésor de la langue française écrit, à propos de cette livre-là : « Comme il ne s’agit pas d’une unité de poids officielle, elle varie parfois, notamment à Marseille où elle est de 400 grammes ». C’est un usage, solidement attesté et employé partout, mais qui ne figure dans aucun texte de métrologie légale. Nous le donnons comme tel plutôt que de lui prêter une autorité qu’il n’a pas.
Et la livre d’avant le système métrique ?
Elle changeait de valeur d’une province à l’autre. L’Académie donne la livre de Paris à 490 grammes et précise qu’elle se divisait en seize onces ; le Trésor de la langue française donne une fourchette de 380 à 552 grammes selon les régions. C’est une unité historique et non une variante de celle d’aujourd’hui : un poids ancien exprimé en livres ne se convertit pas sans savoir de quelle province il vient, et cette page ne propose pas de table pour cela.
Pourquoi votre table anglo-saxonne descend-elle à huit décimales ?
Parce que la valeur l’est. La livre avoirdupois vaut exactement 0,453 592 37 kilogramme — une valeur fixée par accord, que le guide du NIST donne dans une note de bas de page et non dans sa table principale, où elle apparaît arrondie. Multiplier une valeur exacte par un nombre entier ne perd rien, donc chaque ligne de cette table est exacte et nous l’écrivons en entier. La table française, elle, repose sur un usage et non sur une définition, ce que la page signale à part.

Sources & méthode

  1. Académie française (consultée via le portail lexical du CNRTL)Dictionnaire de l’Académie française, neuvième édition — entrée « livre, n. f. » (consulté le 23 août 2026)Aucune information sur : la livre avoirdupois anglo-saxonne, qu’elle ne traite pas sous cette entrée · le statut légal de la livre de 500 g : elle la donne comme un usage courant, sans renvoyer à un texte de métrologie
  2. ATILF — CNRS & Université de Lorraine (portail CNRTL)Trésor de la langue française informatisé (TLFi) — entrée « LIVRE2, subst. fém. » (consulté le 23 août 2026)Aucune information sur : la pratique actuelle à Marseille : sa remarque s’appuie sur une attestation de 1931 et nous ne la donnons pas pour un usage d’aujourd’hui
  3. National Institute of Standards and Technology (NIST)NIST Guide to the SI, Footnotes (consulté le 23 août 2026)Aucune information sur : la livre française, dont il ne dit rien : sa note ne concerne que la livre avoirdupois

Ce que nous avons vérifié. Les deux sens actuels ont été lus dans trois dictionnaires indépendants — l’Académie française neuvième édition, le Trésor de la langue française et Le Robert — qui donnent tous les trois cinq cents grammes, et la page de l’Académie a été lue à l’écran autant que dans le code de la page, pour vérifier que l’onglet consulté était bien le sien. La valeur avoirdupois vient de la note de bas de page du guide du NIST, où elle est exacte, et non de sa table principale, où elle est arrondie. La livre de 500 g est un usage attesté et non une unité officielle : le TLFi écrit qu’« il ne s’agit pas d’une unité de poids officielle » et qu’elle varie parfois, 400 g à Marseille. Les tables de cette page qui reposent sur elle sont donc une convention d’usage, ni citée d’un texte normatif ni dérivée d’une définition. La livre de 500 g est un usage attesté et non une unité officielle : le TLFi écrit qu’« il ne s’agit pas d’une unité de poids officielle » et qu’elle varie parfois, 400 g à Marseille. Les tables de cette page qui reposent sur elle sont donc une convention d’usage, ni citée d’un texte normatif ni dérivée d’une définition.

Ce que nous n’avons pas vérifié. Nous n’avons lu aucune source institutionnelle française sur les poids du commerce — ni la DGCCRF, ni l’INSEE, ni le LNE — et cette page ne dit donc rien du droit applicable à une pesée commerciale. Nos trois sources sont lexicographiques, ce qui est l’autorité qui convient pour un usage et pas pour une règle. La valeur marseillaise de 400 g repose sur une attestation de 1931 citée par le TLFi et nous ne l’avons pas vérifiée ailleurs ; nous ne la donnons pas pour un usage actuel. Nous ne proposons aucune table pour les livres d’Ancien Régime, dont la valeur dépend de la province.

Publié le 23 août 2026Vérifié le 23 août 2026Modifié le 2 septembre 2026