La Jauge

Dates · Ponts

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

4 jours de suite en posant un seul jour vendredi 2 janvier 2026.

Ponts 2026

Quels jours poser pour transformer un jour férié en quatre ou cinq jours — et ce que le code du travail dit vraiment du pont, qui n’est pas ce qu’on croit.

La réponse courte

Un pont, au sens où le code du travail décrit la situation, c’est le chômage d’un ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire. Concrètement : un jour férié qui tombe un mardi rend le lundi précédent « pontable », un jeudi rend le vendredi suivant pontable, et un mercredi ouvre deux jours de chaque côté. Le tableau ci-dessous applique exactement cette définition aux jours fériés de chaque année publiée. Mais attention à ce que la loi dit vraiment : elle ne crée aucun droit au pont. La seule disposition qui parle de cette situation le fait pour AUTORISER la récupération des heures perdues — l’inverse d’un droit. Un pont accordé vient de votre employeur, d’un accord ou d’un usage, et il peut être assorti d’une récupération.

Le pont dans le code : une seule phrase, et elle dit le contraire de ce qu’on attend

L’élémentCe que dit la source
La seule description de la situation dans le code« Seules peuvent être récupérées les heures perdues par suite d’une interruption collective du travail résultant : … 3° Du chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ou d’un jour précédant les congés annuels. »
Le contraste avec un jour férié chômé« Les heures de travail perdues par suite de chômage des jours fériés ne donnent pas lieu à récupération. »
Le mot « pont » lui-mêmeLa source a été lue : elle ne dit rien à ce sujet.
Le pont que le calendrier scolaire accorde, luiUne note sous le tableau annexé à l’arrêté : « Les classes vaqueront le vendredi… ». C’est une décision du calendrier scolaire, qui ne concerne que les élèves et ne crée aucun droit dans le code du travail.
Comment les congés se comptent, ce qui change le calcul« Le salarié a droit à un congé de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif… La durée totale du congé exigible ne peut excéder trente jours ouvrables. »

Ce qu’est un pont, au sens du code

Le mot n’est pas dans le code du travail ; la situation y est décrite une seule fois, et pour une raison inattendue.

L’article L. 3121-50 range parmi les heures qui peuvent être récupérées celles perdues par « le chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ». C’est la seule description du pont dans le code — et elle existe pour permettre la récupération, pas pour créer un droit.

Le contraste avec l’article L. 3133-2 est net et il est ce que cette page a de plus utile à dire : les heures perdues du fait du chômage d’un jour férié ne donnent pas lieu à récupération. Celles d’un pont, si. Un employeur qui accorde un pont peut donc en demander la récupération ; il ne le peut pas pour un jour férié chômé.

Les ponts de 2026

Chaque suite est calculée depuis les dates des jours fériés de l’année, pas recopiée.

1er janvierjeudi 1er janvier 2026

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

4 jours de suite en posant un seul jour vendredi 2 janvier 2026.

Ascensionjeudi 14 mai 2026

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

4 jours de suite en posant un seul jour vendredi 15 mai 2026.

14 juilletmardi 14 juillet 2026

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

4 jours de suite en posant un seul jour lundi 13 juillet 2026.

11 novembremercredi 11 novembre 2026

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

5 jours de suite en posant 2 jours lundi 9 novembre 2026 et mardi 10 novembre 2026.

11 novembremercredi 11 novembre 2026

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

5 jours de suite en posant 2 jours jeudi 12 novembre 2026 et vendredi 13 novembre 2026.

Les jours fériés de 2026 qui n’ouvrent aucun pont tombent un lundi, un vendredi ou pendant le week-end : il n’y a alors aucun jour ouvrable coincé entre eux et le repos hebdomadaire. La liste complète des 11 jours de 2026 montre où chacun tombe.

Les ponts de 2027

Chaque suite est calculée depuis les dates des jours fériés de l’année, pas recopiée.

Ascensionjeudi 6 mai 2027

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

4 jours de suite en posant un seul jour vendredi 7 mai 2027.

14 juilletmercredi 14 juillet 2027

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

5 jours de suite en posant 2 jours lundi 12 juillet 2027 et mardi 13 juillet 2027.

14 juilletmercredi 14 juillet 2027

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

5 jours de suite en posant 2 jours jeudi 15 juillet 2027 et vendredi 16 juillet 2027.

11 novembrejeudi 11 novembre 2027

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

4 jours de suite en posant un seul jour vendredi 12 novembre 2027.

Les jours fériés de 2027 qui n’ouvrent aucun pont tombent un lundi, un vendredi ou pendant le week-end : il n’y a alors aucun jour ouvrable coincé entre eux et le repos hebdomadaire. La liste complète des 11 jours de 2027 montre où chacun tombe.

Les ponts de 2028

Chaque suite est calculée depuis les dates des jours fériés de l’année, pas recopiée.

Ascensionjeudi 25 mai 2028

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

4 jours de suite en posant un seul jour vendredi 26 mai 2028.

Assomptionmardi 15 août 2028

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

4 jours de suite en posant un seul jour lundi 14 août 2028.

Toussaintmercredi 1er novembre 2028

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

5 jours de suite en posant 2 jours lundi 30 octobre 2028 et mardi 31 octobre 2028.

Toussaintmercredi 1er novembre 2028

jour fériéle jour à poserrepos hebdomadaire

5 jours de suite en posant 2 jours jeudi 2 novembre 2028 et vendredi 3 novembre 2028.

Les jours fériés de 2028 qui n’ouvrent aucun pont tombent un lundi, un vendredi ou pendant le week-end : il n’y a alors aucun jour ouvrable coincé entre eux et le repos hebdomadaire. La liste complète des 11 jours de 2028 montre où chacun tombe.

Le piège du décompte

Le calcul ci-dessus suppose une semaine du lundi au vendredi. Le code, lui, compte autrement.

Le calcul des fenêtres suppose une semaine de travail du lundi au vendredi. Le code du travail, lui, décompte les congés payés en jours ouvrables — du lundi au samedi — et accorde le repos hebdomadaire le dimanche. Si votre employeur décompte en jours ouvrables, ajoutez un samedi à chaque semaine de congé posée.

Article L. 3141-3 : « deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif… La durée totale du congé exigible ne peut excéder trente jours ouvrables. » TRENTE JOURS OUVRABLES, pas trente jours ouvrés : cinq semaines, samedis compris dans le décompte. C’est le plancher légal, pas un plafond — un accord peut faire mieux.

Article R. 3141-4 : à défaut d’accord, la période de référence part du 1er juin de chaque année — et du 1er avril dans les professions affiliées à une caisse de congés (bâtiment, spectacle). L’article L. 3141-10 permet à un accord de fixer un autre début, et beaucoup d’entreprises retiennent l’année civile. Un lecteur qui planifie ses congés contre l’année civile sans le vérifier planifie peut-être contre la mauvaise période.

Personne n’a droit à un pont

Ni le code du travail, ni aucun texte que nous ayons lu.

Aucun texte ne donne droit à un pont. Le code du travail ne définit pas le mot, et la seule disposition qui décrive la situation le fait pour autoriser la RÉCUPÉRATION des heures perdues : l’article L. 3121-50, 3°, range parmi les heures récupérables celles perdues par « le chômage d’un jour ou de deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire ». C’est l’inverse d’un droit. Le contraste avec l’article L. 3133-2 est net : les heures perdues du fait du chômage d’un JOUR FÉRIÉ ne peuvent pas être récupérées, celles d’un PONT le peuvent. Un pont accordé vient donc de l’employeur, d’un accord ou d’un usage, et il peut être assorti d’une récupération.

Une exception qui n’en est pas une : l’arrêté du calendrier scolaire accorde lui-même un pont après l’Ascension, par une note sous son tableau. Cela vaut pour les élèves et pour les établissements, pas pour les salariés — le calendrier scolaire le donne pour chaque année publiée.

Ailleurs dans cette section

Les jours fériés, et le régime local.

À ne pas faire

  • Aucun texte ne donne droit à un pont. Un employeur peut l’accorder, le refuser, ou l’accorder en demandant que les heures soient récupérées — le code l’autorise expressément pour les ponts, alors qu’il l’interdit pour les jours fériés chômés.Légifrance — Direction de l’information légale et administrative
  • Le calcul ci-dessous suppose une semaine de travail du lundi au vendredi. Le code, lui, décompte les congés payés en jours OUVRABLES, samedi compris : une semaine de congés y coûte six jours et non cinq. Si votre employeur décompte ainsi, ajoutez un samedi à chaque semaine posée.Légifrance — Direction de l’information légale et administrative

Questions fréquentes

Les réponses sont dans la page, en clair — dépliez celle qui vous concerne.

Ai-je droit au pont ?
Non, pas au sens d’un droit que vous pourriez faire valoir. Le code du travail ne définit pas le pont et n’en crée aucun. La seule fois où il décrit la situation, c’est pour ranger les heures perdues parmi celles qui PEUVENT être récupérées. Un pont vient donc d’une décision de l’employeur, d’un accord collectif ou d’un usage établi dans l’entreprise.
Mon employeur peut-il me faire récupérer un pont ?
Le code l’autorise expressément pour un ou deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire. C’est exactement l’inverse de la règle qui vaut pour un jour férié chômé, dont les heures ne peuvent pas être récupérées. La différence entre les deux situations est la chose la plus utile à retenir de cette page.
Pourquoi certains jours fériés n’ouvrent-ils aucun pont ?
Parce qu’ils tombent un lundi, un vendredi ou pendant le week-end : il n’y a alors aucun jour ouvrable coincé entre le jour férié et le repos hebdomadaire, et la situation que le code décrit ne se présente pas. Un jour férié un lundi donne déjà un week-end de trois jours — mais ce n’est pas un pont, c’est un jour férié bien placé.
Et le pont de l’Ascension des écoles ?
C’est une autre chose, décidée par un autre texte. L’arrêté qui fixe le calendrier scolaire ajoute sous son tableau que « les classes vaqueront » le ou les jours qu’il désigne après l’Ascension. Cela vaut pour les élèves et les établissements, pas pour les salariés : un parent dont l’enfant n’a pas école ce jour-là n’a pas pour autant droit à ce jour.
Combien de jours de congés ai-je pour placer ces ponts ?
Le minimum légal est de deux jours et demi ouvrables par mois de travail effectif, dans la limite de trente jours ouvrables par an — soit cinq semaines, samedis compris dans le décompte. C’est un plancher : un accord peut faire mieux. Attention à la période de référence, qui part du 1er juin à défaut d’accord et non du 1er janvier.

Sources & méthode

  1. Ministère de l’Éducation nationale — Journal officiel de la République françaiseArrêté du 22 octobre 2025 fixant le calendrier scolaire de l’année 2026-2027 (version du 23 octobre 2025)Aucune information sur : les dates de la Corse, des académies d’outre-mer, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin et de Saint-Pierre-et-Miquelon, que son article 5 renvoie à d’autres textes · les adaptations qu’un recteur peut décider pour un établissement ou un département
  2. Ministère de l’Éducation nationale — Journal officiel de la République françaiseArrêté du 21 juillet 2026 fixant le calendrier scolaire de l’année 2027-2028 (version du 23 juillet 2026)Aucune information sur : les mêmes territoires que l’arrêté précédent, renvoyés par son article 5
  3. Légifrance — Direction de l’information légale et administrativeCode du travail — articles L. 3133-1 à L. 3133-8 (jours fériés et journée de solidarité) (version du 10 août 2016)Aucune information sur : la date de Pâques, dont dépendent trois des onze fêtes légales : le code les nomme et ne les date pas · l’obligation de chômer les dix jours autres que le 1er mai, qui relève d’un accord ou, à défaut, de l’employeur · une éventuelle majoration de salaire pour le travail un jour férié autre que le 1er mai
  4. Légifrance — Direction de l’information légale et administrativeCode du travail — articles L. 3134-1, L. 3134-13 et L. 3134-14 (régime local d’Alsace-Moselle) (version du 1er mai 2008)Aucune information sur : la liste des communes ayant un temple protestant ou une église mixte, dont dépend le caractère chômé du Vendredi saint
  5. Légifrance — Direction de l’information légale et administrativeCode de l’éducation — articles L. 521-1, D. 521-1 et D. 521-2 (calendrier scolaire national) (version du 24 avril 2005)Aucune information sur : un nombre minimal de jours de classe ou de jours de vacances : le cadre est énoncé en semaines et en périodes, pas en jours
  6. Direction interministérielle du numériqueJours fériés en France — API officielle calendrier.api.gouv.fr (consulté le 29 août 2026)Aucune information sur : le fondement légal de chaque jour : elle publie des dates, le code du travail publie la règle. Elle sert ici de contrôle indépendant sur le calcul, jamais de source première
  7. Ministère de l’Éducation nationale — DNE, Licence Ouverte v2.0 (Etalab)Le calendrier scolaire — données ouvertes du ministère de l’Éducation nationale (version du 17 août 2026)Aucune information sur : l’année scolaire 2027-2028 en métropole, absente du jeu de données au jour où nous l’avons consulté

Ce que nous avons vérifié. Les onze jours viennent de l’article L. 3133-1 du code du travail, lu dans les archives ouvertes de Légifrance et non sur une page qui le recopie. Trois d’entre eux — le lundi de Pâques, l’Ascension et le lundi de Pentecôte — sont NOMMÉS par le code sans y être datés : leur date est calculée ici, par l’algorithme grégorien de Pâques, puis recalculée par une seconde méthode indépendante, puis comparée aux dates que publie l’API officielle des jours fériés pour chacune des années publiées. Nous avons aussi vérifié que l’article n’a pas changé : toutes les mises à jour quotidiennes de la base Légifrance depuis juillet 2025 ont été appliquées, et le texte des articles cités est identique octet pour octet. Les ponts eux-mêmes ne sont pas listés à la main : ils sont calculés en appliquant la définition de l’article L. 3121-50, 3° — un ou deux jours ouvrables entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire — au calendrier de chaque année publiée.

Ce que nous n’avons pas vérifié. Nous ne savons pas quels jours fériés VOTRE entreprise chôme : le code n’en impose qu’un, et les dix autres dépendent d’un accord collectif ou de votre employeur. Nous n’avons pas lu de convention collective et cette page n’en cite aucune. Nous ne disons rien non plus des majorations de salaire pour le travail un jour férié autre que le 1er mai : elles relèvent des mêmes accords, pas du code. Enfin, la liste des communes d’Alsace-Moselle ayant un temple protestant ou une église mixte — dont dépend le caractère chômé du Vendredi saint — n’a pas été récupérée. Le calcul suppose une semaine du lundi au vendredi, qui est l’horaire de la personne qui pose la question et non une règle de droit ; le code, lui, décompte les congés en jours ouvrables, samedi compris. Nous ne savons pas si votre entreprise accorde ces ponts, ni si elle en demande la récupération.

Publié le 29 août 2026Vérifié le 29 août 2026Modifié le 3 septembre 2026